Voyage des 3ème à Turin (Italie)
Partis de bon matin et dans la bonne humeur de Boëge, nous avons admiré le lever du soleil sur les crêtes alpines, les châteaux fortifiés de la Vallée d'Aoste et renoncé à compter les innombrables églises sur la route, tout en jouant aux cartes, en discutant ou en faisant un petit somme réparateur.
Arrivés à Turin vers 10h, nous avons d'abord traversé rapidement le marché de Porta Palazzo, immédiatement plongés dans une explosion étourdissante de sons, de couleurs et d'odeurs où se mêlaient les effluves d'épices venues du monde entier, les cris des vendeurs à la gouaille persuasive, le rouge éclatant des étals de fraises et de tomates.
Laissant derrière nous l'agitation populaire du marché, nous avons rejoint Palazzo Madama pour notre première visite. Des fondations romaines aux moulures dorées des salons rococo, en passant par les icônes gothiques et les tableaux de la Renaissance, le jardin médiéval, l'escalier monumental et les tours de guet, nous avons parcouru des siècles d'évolution architecturale, un peu perdus parfois dans les détours de ce château-labirynthe.
Après un pique-nique dans un square pour refaire le plein d'énergie, les élèves sont partis à la découverte des cafés historiques de Turin, ces lieux de sociabilité où de nombreuses célébrités sont venues par le passé siroter un cappuccino sous les boiseries Liberty. Chaque groupe devait se rendre dans un café précis, y recueillir des informations et des preuves de son passage - tous se sont pris au jeu, se sont installés, ont commandé des boissons, posé des questions et certains ont même réussi à obtenir un selfie avec les camerieri!
Enfin, la visite du Museo del Risorgimento, dans le Palazzo Carignano aux hauteurs de plafonds impressionnantes, a permis de comprendre que l'Italie que l'on connaît aujourd'hui ne s'est pas faite en un jour, et qu'il a fallu un siècle de guerres et de révolutions, et la décision historique d'un Parlement entier que nous avons eu sous les yeux, pour unifier les territoires morcelés qui la composaient.
Le lendemain, nous avons longé le Po sous un soleil printanier pour nous rendre à la chocolaterie La Perla di Torino, où nous avons été chaleureusement accueillis par le personnel qui nous a expliqué les secrets de fabrication du gianduiotto, chocolat fondant à la noisette du Piémont, et du tartufo, son pendant plus croustillant, dont nous avons dégusté plusieurs variétés.
Puis le Museo Lavazza, moderne et interactif, nous a permis de remonter le temps jusqu'à la genèse de cette marque familiale désormais mondialement connue, et de suivre la filière de production du café, de la plante à la tasse. La visite s'est terminée par une dégustation du bicerin, la spécialité turinoise : un chocolat chaud auquel est ajoutée une goutte d'espresso, surmonté d'une crème chantilly qui n'a pas laissé les gourmands indifférents.
Enfin, un peu abrégée par un regrettable contre-temps, la visite du Juventus Stadium a tout de même ravi les fans de calcio, heureux de déambuler entre les silhouettes de leurs idôles et les coupes mythiques et de s'acheter le légendaire maillot rayé dans la boutique annexe.
Le dernier jour, un passage par le magasin Eataly, ouvert dans l'esprit du mouvement Slow Food né à Turin dans les années 1980, nous a approvisionnés en focaccia, pasta et autres produits locaux typiques pour le pique-nique du midi sur les bords du Po et les cadeaux souvenirs.
Le Museo dell'Automobile, installé à proximité des anciennes usines Fiat, a ensuite passionné les amateurs de bolides : des vieilles tractions du siècle dernier aux Ferrari dernier cri, l'histoire des véhicules motorisés s'y décline en mille et un modèles, et grâce à un module multimédia les élèves ont même pu inventer la voiture du futur !
Nous sommes ensuite retournés au centre ville pour visiter le Museo Nazionale del Cinema où sont exposés les intruments précurseurs du cinéma moderne, ainsi que des objets ayant appartenu aux stars d'Hollywood, dans une mise en scène qui met à l'honneur les grands films du 7ème art.
Ce musée est installé dans la Mole Antonelliana, symbole-carte postale de Turin, au sommet de laquelle nous sommes montés grâce à un ascenseur panoramique, pour une vue à 360 degrés sur la ville et les Alpes environnantes.
Une gelateria à l'angle de la rue, des boutiques de vêtements, cosmétiques et petits souvenirs dans les allées attenantes ont occupé le quartier libre avant un dîner tous ensemble à la pizzeria Tre da Tre pour clore par une touche conviviale ce beau voyage.
Nous sommes tous rentrés bien fatigués par ces trois journées intenses, mais ravis de ce séjour qui s'est très bien déroulé, enchantés par les découvertes que nous avons faites à Turin, sous le charme de la dolce vita all'italiana, et déjà un brin nostalgiques de cette parenthèse magique, n'ayant qu'une envie : y retourner !